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Cédric LEFRANC sur le Route de la Soie



Cédric : Finie la route de la soie mais bonjour le Vietnam...

Samedi 27 novembre 2010 Laï Can

J'ai passé ma nuit sur les toilettes. C'est décidé, je prends le bus ce soir pour Hanoï. Je suis trop fatigué : le plus dur, ça va être de tenir la nuit... sans toilettes (eh oui). A partir de midi, je n'ai plus de chambre, je passe donc la journée à somnoler sur un canapé de l'hôtel. Le soir comme prévu j'arrive à monter dans un bus couchette. Je vais passer ma nuit à faire attention à ne pas trop me relâcher, pas évident dans ces conditions de récupérer et de se reposer.

Dimanche 28 novembre 2010 Hanoï

Arrivé à 5h00, le chauffeur me met dehors sans ménagement, nous ne sommes même pas encore garés que son jeune aide est déjà en train de tirer sur mon vélo pour le sortir des soutes. Résultat : il casse mon rétroviseur, avec un petit sourire, il me tend la pièce cassée. J'ai bien du mal à me contenir, toutes mes affaires sont au milieu du passage entre les bus dans la bouillasse, déjà des gens viennent récupérer ce qui traîne, je vais ainsi voir partir mes bouteilles d'eau et je dois prendre garde qu'ils n'emportent une sacoche. Je remonte, « réarme » mon vélo à travers les gaz d'échappement, et sors de cet enfer, pour aller me poser quelques centaines de mètres plus loin pour attendre le lever du jour. J'attends assis sur le trottoir, je suis plein d'espoir, je vais aller directement à l'hôpital français consulter. J'ai une adresse, je n'ai pas de carte mais je devrais trouver. Il me faut plus de 3 heures pour y parvenir, je suis déjà bien fatigué, la journée risque d'être longue. A l'accueil de l'établissement, un gardien m'explique le fonctionnement et c'est pour moi une grosse désillusion. Déjà nous sommes dimanche, la consultation coûte 90$, ensuite étant donné mes symptômes, il faut que je voie un, voire deux spécialistes et là ce n'est pas possible aujourd'hui et ça coûte 70$ par spécialiste, ensuite il faudra faire des analyses, de fil en aiguille, il me dit que ça devrait coûter aux environs de 500$ dans un premier temps. Je reste pétrifié, je suis cuit, et l'aspect financier ne m'avait pas effleuré l'esprit. Je ne sais plus ce que je dois faire. Je téléphone tout de même à mon assurance qui me dit que je dois être hospitalisé au moins 24 heures pour qu'il y ait prise en charge... que faire... plein de choses passent dans ma tête, je sors en me disant que je reviendrai le lendemain, j'ai tenu jusqu'à maintenant, un peu plus où un peu moins, si la tête résiste il ne devrait pas y avoir de problèmes. J'ai mal aux reins mais je ne suis pas enflé et je vais aux toilettes régulièrement.

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Je trouve un hôtel, il y a des touristes de partout, je suis un peu désemparé, j'ai les « boyaux de la tête » qui font des nœuds et peu à peu l'idée de rentrer gagne mon esprit. Dans un premier temps, je vais me coucher, puis une fois un peu plus lucide, je fais le point. Il m'arrive beaucoup de petits problèmes en ce moment: points de sutures, souvent malade, ce problème de reins qui me fait, je l'avoue, un peu peur, est-ce une alerte pour me faire comprendre que je dois rentrer... C'est dans ces moments là que la solitude est le plus difficile à gérer. Mon oncle Gilou, avec qui j'ai fait, il y a 10 ans mon premier voyage, m'a appris à prendre du recul par rapport aux petits incidents de la vie, et de surtout savoir s'arrêter lorsqu’on commence à ne plus sentir les choses. Je regarde les vols et j'en trouve des pas trop élevés, que faire ? Je sais que, si d'ici quelques jours je vais mieux, je vais le regretter. D'un autre côté, ce flot de touristes m'exaspère un peu. Les gens ici ne vivent qu'à travers le tourisme, il faut tout négocier. Je n'ai vraiment pas envie de cela, surtout en ce moment. C'est l'accumulation de tous ces petits soucis qui peu à peu me persuade de penser au retour. Je ne fais rien ce soir, la nuit porte conseil, demain il fera jour... 

Lundi 29 novembre au mercredi 01 décembre : Hanoï

Si je trouve un billet d'avion moins cher que l'hôpital ici, c'est décidé, je rentre. Décision difficile à prendre, mais vraiment il faut que je réagisse. Après la matinée à chercher, j'achète un billet pour le 8 décembre 00h10, pour un peu plus de 350 euros, à 11h00 du matin heure française. Après 14 h de vol et une escale à Varsovie, je devrais fouler le sol de Roissy Charles de Gaulle.

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Il me reste donc une petite semaine pour me reposer et aller, si j'en ai la force, voir la fameuse baie d'Halong. Je vais passer 3 journées à me reposer, à manger des choses dont j'avais perdu le goût... à me refaire peu à peu une santé, à commencer de regretter d’avoir acheté un billet de retour.


Cédric : la fin du voyage...


Jeudi 02 au samedi 04 décembre : Baie d'Halong

Comme je me sens mieux, que je commence à en avoir un peu assez du bruit et de la pollution d'Hanoï, mon voyage se terminant, je décide donc d'aller faire le touriste. Je prends « un tour » de 3 jours pour la baie d'Halong avec une agence.
Le départ ce matin est prévu à 8h00, bien sûr, nous n'allons pas partir tout à fait à l'heure, le contraire m’aurait d’ailleurs inquiété.
Ensuite, dans un petit bus bondé où les sacs, dans tous les sens, nous empêchent d’accéder à la porte de sortie, nous allons rejoindre la côte de la mer de Chine.

la baie d'halong 242

Le groupe de 18 personnes est composé d’un couple de Français, d’un Québécois, d’anglophones et de Vietnamiens. Durant tout le séjour, nous allons changer en permanence de coéquipiers. En fin de compte nous n’allons rester que 3 ensemble : 2 jeunes australiens et moi. Les autres nous quittent, reviennent, finissent dans un autre groupe…
Vers 12h30 nous embarquons sur un des innombrables bateaux qu’héberge la baie et, une fois en route, nous allons déjeuner. Il y a bien longtemps que je ne me suis pas senti aussi « touriste » et c’est là que je vois que j’ai vraiment besoin de souffler car je trouve ça plutôt agréable…
Nous naviguons entre les pains de sucre rocheux de la baie. C’est beau d’autant que la météo est très clémente. Vers 15h00, nous visitons une grotte qui doit être la plus grande que je n’ai jamais foulée. C’est beau mais un peu trop propre à mon goût, les parois ont tellement été nettoyées qu’on dirait que du béton a été projeté contre les flancs… pas traces de mousse, d’humidité, étrange pour un lieu comme celui-ci.
Ensuite nous allons faire un petit tour de kayak au soleil couchant. La soirée est tranquille, personne n’a vraiment envie du karaoké proposé. A 22h00, je dors déjà profondément.

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Le lendemain, je suis sur le pont vers 6h00 pour assister au lever du soleil. Aux alentours de 10h00, nous débarquons une partie du groupe pour aller marcher sur une île où la végétation est de type subtropicale. En théorie des animaux vivent ici mais mes contemporains font tellement de bruit que je doute vraiment qu’il en reste dans les environs. Le trajet en bus est folklorique, il n’y a pas de places assises pour tout le monde, il n’y a que des touristes et des guides … amusant !
Après une petite sieste, vers14h00, je pars visiter l’île des singes en bateau. La végétation est belle, quelques couples de singes sont là pour la photo, enfin c’est mon impression. Ils sont là aussi pour chaparder et même pour agresser les touristes.
Ce soir, je passe la soirée avec John, un Français qui m’explique qu’il est en Asie pour faire du bénévolat dans les fermes, il travaille contre un lit et la soupe. Concept intéressant ça s’appelle le « Wwoofing » pour le prochain voyage pourquoi pas…

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Le dernier jour se passe bien, la matinée est consacrée à naviguer sur les flots de ce magnifique endroit. L’après-midi est bien moins agréable dans le bus de retour, ce qui me fait dire que je ne suis pas près de voyager de nouveau de la sorte. Je retrouve Hanoï, ses motos, mon hôtel et mon dortoir.

Dimanche 05 au mardi 07 décembre : Hanoï

RAS…
Je prépare mon départ, m’arrange avec la compagnie aérienne pour pouvoir embarquer mon vélo, range mes affaires. J’ai le cœur un peu lourd de renter si tôt et surtout en plein hiver en France… Mais je ne me sens toujours pas en super forme et j’aurais bien du mal à reprendre la route pour continuer mon chemin. Mon ventre va plutôt mieux, par contre j’ai toujours mal aux reins et ces quelques jours de repos ont réveillé en moi des douleurs articulaires et musculaires : je ne suis vraiment pas fait pour l’inactivité.
Bien sûr je reviendrai…. mais quand ? La vie joue, parfois, de sales tours…!

En tous les cas, j’ai beaucoup de difficultés à alléger mes sacoches. J’ai des tas de petites choses que j’ai bien du mal à jeter, je tiens à renter en vélo dans mon Brionnais, il faut donc que je garde du matériel, en plus je n’ai rien pour peser. Je fais cela en évaluant…
Le mardi vers 18h00, après avoir dit au revoir à tout l’hôtel, les liens se créent vite dans ce type de voyage, je prends un taxi et arrive à l’aéroport d’Hanoï. Il est encore tôt mais j’ai comme l’intuition que mon vélo va poser quelques soucis à l’embarquement. C’est bien ce que je pensais, je vais avoir tout le mal du monde à garder ma monture. Pourtant la compagnie m’avait certifié qu’il n’y avait pas de problèmes. Seule formalité, le carton devait faire une certaine dimension et je devais m’acquitter de 120 euros de frais supplémentaires au guichet. Mais voilà, le jeune chef vietnamien n’entend pas ça de cette oreille et je vais avoir bien du mal à ne pas payer les 1200 $ qu’il me réclame pour le vélo. A force de discussions, et après l’intervention du commandant de bord, je peux tout emmener à condition que le carton ne pèse pas plus de 20 kg et que je ne mette pas plus de 45 minutes pour revenir enregistrer.
Je défais tous mes paquets et je jette tout ce que je peux pour essayer d’arriver au poids. C’est ainsi que mon sac à dos, mes chaussures de vélo, les pédales, ma cafetière, mon thermos, etc… vont rester sur le quai. Enfin pas longtemps, car les locaux vont bien vite faire leur marché.
Cinq minutes avant l’ultimatum, je retourne au guichet mais j’ai encore 2 kg en trop. La jeune Vietnamienne passe un coup de téléphone à la direction, vraiment je rêve. Deux minutes plus tard, j’ai l’accord, ensuite je me presse pour passer la douane car je me doute que ça ne va pas aller tout seul. Effectivement, je vais rester une demi-heure à attendre le tampon. La fille ne comprend pas comment je suis arrivé ici sans prendre l’avion et surtout elle ne me reconnaît pas sur la photo de mon passeport qui est un ancien modèle donc plus facile à falsifier. Le responsable est donc appelé, j’attends patiemment sans m’affoler, je commence à avoir l’habitude de ce genre de procédure et ça ne me fait ni chaud ni froid…

Mercredi 08 décembre : Roissy – Vaires-sur-Marne 35 km - 2h30

Départ de l’aéroport d’Hanoï, il est minuit, je suis installé dans mon siège, il n’y a personne à côté de moi, je vais pouvoir m’étendre.
Le vol se passe bien. Vers 8 h, heure française, je décolle à nouveau de Varsovie, j’espère juste que mes bagages me suivent mais, franchement, je ne me fais pas de soucis. Hier je sentais que c’était journée noire alors qu’aujourd’hui, je sais qu’il ne peut rien m’arriver.
A 11h00, je suis à Paris. J’ai passé une nuit interminable. Aussi, j’ai pu dormir et récupérer de mes émotions de la veille. Je retrouve mes sacoches et, peu après, un employé m’apporte le vélo. Je lui pose la question : « Où dois-je payer pour le vélo ? » « Aucune idée…., pour moi tu peux y aller » , j’ajoute : « j’ai dû jeter pas mal de choses à l’embarquement… » « Si tout est ok, merci ». Je me trouve un petit coin dans l’aéroport et je commence à remonter mon matériel. Peu à peu, je fais la connaissance des agents de sécurité et d’entretien, je les trouve très sympa, je vais même devoir écrire un petit mot sur un livre, pour une dame, que mon histoire fait rêver.
J’aperçois dehors la neige qui s’est mise à tomber et qui tient au sol. Peu à peu ma monture retrouve ses formes… et, vers 13h30, je suis prêt à affronter le froid et la neige. Ne pas trop réfléchir, il faut y aller !
Je me fais expliquer encore une fois la route à prendre et c’est parti dans la tourmente. Les gens avec leurs voitures sont en difficulté, ça glisse et il y a déjà beaucoup de véhicules dans tous les sens, les bouchons se forment peu à peu. Mais les automobilistes sont plutôt calmes et sympathiques avec moi. Le seul problème, c’est que je n’avance pas très vite et, vers 17h00, alors que la nuit arrive, je ne sais pas où coucher. Dans une épicerie, à Vaires-sur-Marne, je demande à la dame si elle ne connaît pas un abri, un préau… Elle m’indique le maire. Je sors de la boutique, un homme de 70 ans environ est en train d’étudier mon vélo. Je m’approche, il me demande d’où j’arrive ainsi chargé. Je lui explique, en gros, mon voyage et, bien vite, je lui expose mon souci immédiat. Après un temps de silence, il me dit de le suivre ; il a un débarras au fond de son jardin.
Après avoir installé un transat et un matelas, je suis convié à venir pendre le thé au chaud. J’apprends que ce monsieur a beaucoup voyagé durant sa vie professionnelle et qu’il connaît beaucoup de pays que j’ai traversés. Après une bonne soupe bien chaude que me confectionne sa femme, je vais me coucher dans ma cabane.

Jeudi 09 décembre : Château-Landon 120 km - 5h30

Moins 7 degrés, c’est la température qu’indique mon thermomètre lorsque je me lève. Je ne suis pas fainéant pour m’habiller. J’ai droit, avant de partir, à un bon thé accompagné d’excellentes tartines de beurre.
La route, ce matin, est vraiment déplorable. Il a gelé sur la neige fondue de la veille, c’est une véritable patinoire. Je dois avouer que c’est un peu dangereux avec les voitures qui veulent passer coûte que coûte. De plus, j’ai bien du mal à trouver mon chemin car les panneaux d’indication sont recouverts de neige ou de givre.
Je vais aider quelques personnes à pousser leur voiture. J’avance cependant assez vite, je trouve des routes pas très fréquentées. Je perds moins de temps qu’hier dans le trafic.
Le soir, dans les environs de Château-Landon, je demande asile chez les Scouts d’Europe. Sans surprise, ils n’ont pas d’abri pour moi, la charité chrétienne n’est plus ce qu’elle était… Je vais trouver un toit chez un éleveur, Francis, qui me prête une vieille caravane. Après avoir mangé un bon plat de pâtes au beurre, je me couche, il fait bien moins froid ce soir mais il y a plus d’humidité dans l’air.

Vendredi 10 décembre : Ruages 70 km en camion et 85 km en vélo : 5h00

Ce matin, Francis me propose de m’avancer un peu. Il doit rendre visite à sa ferme de l’Yonne, j’accepte sans hésitation. Nous chargeons le vélo dans la remorque de tourteaux, aliments pour les vaches. Je vais ainsi parcourir environ 70 km avec un chien au pied et un compagnon de siège.
Après étude de la carte et un petit café, je reprends la route, sans oublier naturellement de remercier chaleureusement mon bienfaiteur, il est déjà 11h00 du matin.
Je roule bien malgré le froid humide qui règne aujourd’hui mais la journée passe trop vite et je me fais surprendre par la nuit, il est à peine 16h30. Je dois donc trouver de l’eau et un coin au sec pour dormir, je n’ai pas vraiment envie de planter la tente dans la neige. Je suis encore à 7 km de Corbigny, en pleine campagne, quand j’aperçois une auberge. Je m’arrête, sur la porte un petit mot « ouverture à 19h00 » et pas le prix des chambres. Je ne peux pas attendre aussi longtemps cependant à l’intérieur de la lumière, la porte n’est pas fermée à clef, j’entre. Au comptoir, un client discute avec la patronne. Je demande tout de suite s’il est possible de coucher. Sylvie me répond qu’elle ne peut plus louer ses chambres, elles ne sont plus aux normes. Cela me fait sourire en pensant d’où je viens mais, en même temps, je trouve ça déplorable : ces règlements vont nous faire crever !
Alors je demande s’il n’est pas possible de coucher dans un garage, un débarras, enfin un endroit à l’abri. Sylvie a du cœur bien que ce soir-là, elle n’ait pas beaucoup de cœur à l’ouvrage. Elle va m’installer dans un petit appartement à côté de son restaurant. Après une bonne douche, elle m’explique qu’elle a de plus en plus de difficultés pour s’en sortir et qu’elle commence à fatiguer de tous ces règlements, de toutes ces taxes qui tuent peu à peu son petit commerce. La France ne veut plus de bars.
Je vais manger un très bon repas d’ailleurs je vous conseille de vous arrêter dans ce restaurant qui se nomme « l’auberge du Poteau » si vous passez par Ruages, village situé entre Clamecy et Corbigny, au bord de la route départementale 985, dans la Nièvre. La patronne est charmante et la nourriture est simple et excellente.

Samedi 11 décembre : 120 km - 6h00

A 8h00, je décolle, il fait à peine jour mais, avec le gilet jaune fluo, les voitures me voient.
Je peine un peu aujourd’hui. Bien que je fasse de belles rencontres, je commence à en avoir assez.
A midi, je mange dans un bistrot à Cercy-la-Tour. Bien des souvenirs de courses cyclistes me reviennent. J’écoute les piliers de comptoir refaire le monde, tous sont plus forts les uns que les autres. Il y a énormément de fumée là dedans, cela me rappelle les restaurants chinois.
Vers 16h30, je cherche de l’eau, je suis à Gilly-sur-Loire, un couple discute devant leur maison, je m’arrête. Nous parlons un bon moment et peu à peu mes interlocuteurs vont se rendre comptent qu’ils ont Cédric, le gars de la Renaissance devant eux. Encore une bien belle rencontre, ce soir encore je couche à l’abri dans le dépôt de Michel, maçon-couvreur.
Je ne suis pas en super forme et, vers 23h00, je vais me battre avec mon estomac pour ne pas vomir.


Dimanche 12 décembre : 65 km - 4h00

Je vais mieux ce matin, peut-être un petit coup de froid. Avant de repartir, je bois un bon café avec Michel, il fait très humide ce matin, mais « l’écurie »’ est proche et ma monture avance bien.
A 14h00, je retrouve toute ma famille à Saint-Bonnet-de-Cray : j’ai effectué mon 18000ème kilomètre ce matin… Je suis sauvé.

Fin du périple… pour cette fois !

Pour les détails et plus de photos, rendez-vous sur le blog de Cédric www.globacyclette.com



                                                                                                          Réalisé par Jacques LAURENT                                                                Mentions légales